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jeudi 18 juillet 2019

A. J. Fernandez New World - Puro Especial Robusto


A. J. Fernandez

New World Puro Especial

Robusto



New World


Il y a un petit moment déjà (± 5ans) qu’A.J. décide de faire la nouvelle gamme New World. Sa première particularité est qu’il l’a développé avec son père Ismael.

Et en 2017, sortait dans celle-ci le cigare Puro Especial. Puro : vous l’avez compris la composition de ce cigare est uniquement des tabacs du Nicaragua. Especial : Ismael voulait des tabacs âgés de 3-5 ans et dont la provenance serait les fermes de son fils. Il a donc sélectionné la ferme de San Diego en raison de ses minéraux incroyables, La Soledad pour ses tabacs aux saveurs incroyables, La Providencia pour les arômes et enfin San Jose pour une cape riche et magnifique.

Il est temps pour moi de sortir mon cigare de son cellophane, j’ai une belle cape assez huileuse et qui est mise en valeur par deux bagues aux couleurs rouge, or et blanc cassé.
Une fois n’est pas coutume, je vais commencer par la seconde, toute simple elle reprend AJ FERNANDEZ et au point de collage un AJ dans un carré.


New World


La bague principale est complètement axée sur le NEW WORLD (Nouveau Monde, nom donné au continent américain lors de sa découverte par les conquistadors) juste dessous cette inscription on retrouve la représentation d’une gravure de 1893 qui nous montre l’arrivée de Christophe Colomb en Amérique. 


New World


En premier plan, Colomb avec dans les mains la bannière et son épée, il a le genou gauche au sol, signe qu’il est là en premier pour sa fidélité à la royauté espagnole (s’il était là pour Dieu et l’église catholique, il aurait mis le genou droit au sol). Sa bannière est jaune (couleur de la Castille) avec les lettres F et Y pour Ferdinand et Ysabel. L’église est bien présente puisque ses deux seconds, les frères Pinzón, portent une bannière blanche ornée d’une croix verte et puis Ysabel est connue comme Ysabel la catholique, et enfin la gravure montre deux moines qui seraient vraisemblablement Juan Pérez et Antonio de Marchena. Les moines qui ont cru en son projet et qui lui ont conseillé de demander une entrevue avec la Reine Ysabel. Enfin en arrière-plan les 3 navires de l’expédition : deux caravelles (La Pinta et La Niña) et une caraque, La Santa María.

Je pense franchement que AJ a voulu par ce nom et cette bague juste mettre en avant que c’est quelque part grâce à Colomb que nous avons découvert le tabac qui était déjà bien connu par les Natives Americans.
Cette gravure est entourée de la représentation de diverses pièces de monnaie avec de chaque côté et en premier la pièce AJ. On peut y lire aussi Hand Made et pour finir en dessous de la bague PURO ESPECIAL. Comme à l’habitude maintenant l’intérieur de la bague est signé de la main du fabricant.
Cette description a pris un certain temps, je la trouvais enrichissante mais place à la dégustation (3 en tout pour ce module).

A cru, le tirage est parfait et j’ai une sensation de poivre blanc. En reniflant le pied de mon cigare je perçois des sensations de chocolat, de raisin de Corinthe. Les premières bouffées, après l’allumage, me donnent une grande quantité de fumée accompagnée de ce poivre blanc. Mais je suis aussi dans des sensations bizarres, pratiquement inconnues dans les autres dégustations (et j’en ai déjà dégusté quelques-uns). On dirait que je respire à plein nez dans une coquille d’huitre ou que je croque un comprimé de calcium.
Cela me laisse perplexe car ce mélange ajouté au poivre blanc est assez agréable voire même très bon.
Ma dégustation se poursuivant le poivre vire lentement à noir avec toujours ma coquille et un peu de citron avec une pointe saline.


New World


La combustion est parfaite sur tous les essais et la quantité de fumée est imposante, le tirage est parfait et me donne des dégustation moyen-fort.
Par moment le poivre diminue pour revenir vers l’avant peu de temps après.
Je suis quand même perdu car je ne retrouve pas les saveurs classiques comme le cèdre, le chocolat, le côté herbacé mais je reste dans un aspect Calcium, poivre blanc ou noir et un très petit aspect de café expresso et d’amandes.
J’ai aussi une impression par moment que le salin prend le dessus mais cela ne dure pas car ces sensations particulières sont comme une spirale qui tourne au même rythme du début à la fin.
Cette sensation d’inconnu me ramène au nom de la gamme : NEW WORLD

Les dégustations portaient sur le module Robusto, un cigare de 13.97 cm pour un cepo de 52. Comme expliqué dans le préambule, les tabacs viennent tous du Nicaragua (pratiquement de la région d’Esteli) et sont âgés de 3-5 ans.

Cape : Criollo 98 (Nicaragua)
Sous-cape : Habano (Nicaragua)
Tripe : Nicaragua

En conclusion : une très belle découverte qui révolutionne les saveurs des tabacs en sortant des gros classiques. Un bon moment de plaisir et de belle dégustation, certes surprenante mais agréable. A vous de voir si vous allez accrocher à ses côtés minéraux. AJ Fernandez, nus avait plus habitué à des cigares puissants que celui-ci mais on ne peut pas dire non plus qu’il est léger. Prix de vente au moment de la rédaction de cet article : 10.90 euros.

vendredi 12 juillet 2019

Alec Bradley The Prensado Lost Art Gran Toro


Alec Bradley

The Prensado Lost Art

Gran Toro



Alec Bradley


Ce soir retour à la pochette d'Alec Bradley et plus particulièrement le Lost Art.

On nous avait dit que rien ne changera avec la levée de l’embargo cubain et bien cela n’est pas tout à fait vrai car il y a eu un avant le 8 aout 2016 et un après. En effet tout ce qui sort après cette date doit avoir l’approbation (aux states) du FDA. Beaucoup de fabricants ont donc inondé le marché du cigare de nouveaux modules juste avant ce 8/8/16 fatidique. Ce qui fait dire à Alan Rubin : De nos jours, il semble que la production l'emporte sur le talent artistique. Il continue : Dans les cigares haut de gamme, les artisans produisent toujours tout à la main, un processus qui n’a pas changé depuis des centaines d’années. Je suis nostalgique du temps où une grande majorité de produits étaient fabriqués avec soin, à la main. Même si on comprend qu’il parle surtout des anciens produits fait main et qui sont maintenant construits par des machines et qu’heureusement pour nous, le cigare n’a pas suivi le même processus. On peut imaginer qu’il parle aussi de cette vague de nouveautés (mais cela n’engage que moi).


Alec Bradley


Donc ce soir je vais de nouveau déguster ce Présage de l’Art Perdu. 


Alec Bradley


J’ai une belle cape avec une bague de différentes couleurs dont la première partie est assez classique pour la gamme : ALEC BRADLEY et le fameux logo AB, le reste est un peu plus intéressant, la cartouche qui contient LOST ART a un fond et une police de caractères qui varient en fonction des régions ou des modules, une façon de vraiment insister sur cet art perdu.

A cru, le tirage est parfait et j’ai des senteurs de cuir, chocolat et terreux, par contre le pied (au nez) délivre des saveurs plus épicées, avec du pain d’épices et des agrumes. Mon cigare a une forme assez ovale et je me décide à l’allumer.
Le tirage est normal et ma vitole me donne un bon lot de fumée. 


Alec Bradley


La combustion part assez rapidement de travers, ce qui me donne une cendre assez noire, heureusement cela ne dure pas et elle redevient rapidement claire et zébrée de gris avec une combustion parfaite (d’ailleurs j’ai eu ce cas sur une seule des dégustations).
Le début de ma dégustation est dans les fruits secs, le chocolat et du cèdre avec une pointe d’acide citrique.
Un léger sel se dépose aussi sur mes lèvres et assèche légèrement celles-ci.
J’accompagne ma vitole d’un simple gin tonic qui va rapidement compenser cette sensation d’assèchement, ma dégustation prend des allures de pistaches salées accompagnées de citron, jusque-là la puissance reste moyenne.

Si je ne constate aucun changement au niveau des saveurs, ma vitole prend subitement son envol de puissance et devient moyen-fort, ce changement me ravi et me voilà dans la partie préférée de ma dégustation.


Alec Bradley


Le tirage ainsi que la combustion restent simplement parfaits et très agréables.
J’ai même utilisé celui-ci pour une séance de méditation dans mon antre.

Mes dégustations ont porté sur un Gran Toro de cepo 52 pour 15.87 cm

Cape : Honduras
Sous-cape : Honduras, Nicaragua
Tripe : Honduras, Nicaragua

En conclusion : ce cigare m’a donné amplement satisfaction et j’ai pris plaisir à le déguster plusieurs fois, même si la palette des saveurs n’est pas hyper étendue, celui-ci reste bon du début à la fin avec une puissance qui va en augmentation vers le dernier tiers. De plus il a une belle construction avec un bon flot de fumée.
Je ne peux pas vous communiquer son prix, mais le pack comporte 4 cigares Toro dans une pochette humidifiée et est commercialisé au prix de 35 euros.

mercredi 10 juillet 2019

San Lotano Oval Habano Robusto


San Lotano

Oval Habano

Robusto



San Lotano


Et c’est reparti pour de nouveaux tests que je prends toujours plaisir à partager avec vous.
Ce soir, je commence la 3 ème dégustation de ce cigare qui fait partie de la réputation de A. J. Fernandez.

Celui-ci a déjà une particularité visuelle, c’est qu’il n’est ni rond, ni box pressed mais ovale (d’où son nom), cela va-t-il influencer le tirage ?


San Lotano


J’ai donc une cape assez claire avec de très fines nervures, elle est dotée d’une bague, en partie de la même couleur que la cape et rehaussée de dorure. Sur celle-ci, en partant du haut, nous avons SAN LOTANO qui surplombe le dessin d’une maison de type colonial. De chaque côté de celle-ci la représentation d’une pièce de monnaie avec au centre AJ dans le prolongement de celle de gauche on a HAND et celle de droite Made. En dessous de celle-ci une deuxième bague dans les mêmes teintes reprend A. J. FERNANDEZ.
Dessous on peut lire les inscriptions suivantes : PREMIUM AGED TOBACCO et FROM NICARAGUA. Et pour terminer sur la face inférieure OVAL.

Une recherche s’impose, pourquoi avoir marqué premium aged tobacco ? La réponse me vient directement de Philippe V. Wilderode, Business Developer Belux Pemium Cigars, et représentant de la marque : les feuilles de cape ont un vieillissement de minimum 4 ans.


San Lotano


A cru, mon cigare a déjà un très bon tirage, et des sensations de douceurs épicées.

Place au sacro-saint moment de l’allumage, dès le début j’ai un gros flot de fumée et des odeurs de cuir, de piment, de café et de pemmican. Il ne m’en faut pas plus pour m’envoyer au bord du lac, où j’ai passé 14 jours lors de mon voyage dans la forêt boréale. Je suis assis au pied du feu, pendant que Montana prépare le pemmican à base de viande d’orignal, castor et des baies de cranberry, et que le vieux Buck va cuire sur le feu de bois…
Ce cigare a aussi un aspect de raisin blanc et chêne, ce qui fera dire à certains qu’il développe une saveur de cognac.
Cette dégustation a un démarrage assez puissant mais après la fin du premier tiers celle-ci diminue pour rester moyen-fort.
Lentement au fur et à mesure de ma dégustation, les saveurs deviennent plus sucrées, plus cacao, café crème, chocolat au lait.
Au moment de retirer la bague principale, l’intérieur de celle-ci attire mon attention, elle est signée de la main d’Abdel.
Ce cigare complexe a des sensations de saveurs particulières qui se mêlent dans une harmonie parfaite.

Je suis enthousiasmé par mes dégustations. Lors de la dernière, les 7 fumeurs qui m’accompagnaient ont également apprécié le moment de détente.

Mes dégustations portaient sur un cigare de 13.97 cm pour un cepo 54, composé de :

Cape : Habano 2000 (Equateur)
Sous-cape : Nicaragua
Tripe : Nicaragua, Honduras

Conclusion : la forme particulière de ce cigare joue sur le tirage (moins qu’un box pressed) malgré qu’il a une combustion lente. Moi qui aime tourner mon cigare lors de la dégustation, je trouve cette opération plus simple ici que dans un box pressed.
Un cigare avec une grande complexité dans les saveurs qui passent du pimenté au sucré, du puissant au crémeux…
Alors envie de vous faire votre propre idée ? On le trouve dans toutes les bonnes civettes au prix de 12.5 euros au moment de la rédaction de cet article.




dimanche 7 juillet 2019

Oliva V Maduro Especial Double Robusto


Oliva V 

Maduro Especial 

Double Robusto



Oliva V


Mon fournisseur attitré (même si j’en ai beaucoup d’autres, tant que je suis de Lièch, je vais régulièrement à la Maison Demoulin) me signale qu’il vient de recevoir une nouvelle édition d’un cigare Oliva V produit en petite quantité.
Il faut dire que les grandes feuilles Maduro pour faire la cape ne sont pas légion au Mexique.


Oliva V


Oliva V


Je me précipite donc pour acquérir les deux modules disponibles et pour en faire au passage profiter quelques amis.

Ce soir je m’attaque à la dégustation du double robusto qui a une cape assez lisse, huileuse à souhait et qui est dotée d’une bague classique de Oliva V, il faut la regarder de près pour voir sur le côté les inscriptions : Maduro Especial.
Le pied de ma vitole dégage des sensations intenses de poivre rouge, cèdre, cacao.
A cru, je suis scotché par le tirage, j’ai un cigare assez serré, qui à froid pourrait faire croire à un bouchon, et pourtant le tirage semble se dérouler parfaitement.


OLIVA V


Une fois le rituel sacré de l’allumage passé, la quantité de fumée me confirme un tirage parfait. La combustion est lente et uniforme.
Je suis également agréablement surpris par les saveurs, il me semble moins puissant que le reste de la gamme Oliva V, j’ai bien sûr du poivre rouge mais recouvert de crémeux, de cèdre, de cuir et de chocolat au lait.
Les saveurs se développent dans un interminable ballet et enveloppent ma bouche et parfois mon nez, je suis dans une puissance moyenne avec un équilibre parfait.

Vers la moitié de mon cigare, la puissance augmente légèrement, les arômes s’entremêlent, deviennent plus complexe avec une diminution du chocolat pour un côté plus terreux, sinon je suis toujours dans le cèdre, le cuir, le cacao et mon traditionnel poivre rouge que j’apprécie dans les cigares du Nicaragua, le tout agrémenté de noix de muscade, d’un soupçon de cannelle, de noisettes.
Une vague d’expresso fort et de chocolat noir rehaussée de poivre noir prend possession de ma bouche.
Cela me donne envie de crier : Waar is da feestje? Hier is da feestje!

Ma dégustation se termine lentement avec une grande satisfaction du devoir accompli, quel bon moment de détente.

Les tests portaient sur un double robusto de 12.7 cm pour un cepo de 54

Cape : San Andrés Maduro (Mexique)
Sous-cape : Nicaragua
Tripe : Nicaragua

En conclusion : un cigare bien construit, avec une combustion lente mais parfaite, une puissance évolutive de moyen-fort à légèrement fort. J’ai fait 4 tests de cette vitole et je l’ai toujours apprécié au point que je l’ai conseillé et partagé avec plusieurs amis. Ce cigare est commercialisé au prix de 10.5 (lors de la rédaction de cet article).
La gamme se compose aussi d’un Double Toro de 15.24 cm pour un cepo de 60 à 11.90 euros, je ne ferai pas d’article sur celui-ci car assez semblable à l’autre sauf au niveau de la puissance (peut-être).
En tout cas je vous conseille vivement de courir dans votre civette préférée pour dénicher ce petit bijou Oliva V car la production annuelle est Limited.





mercredi 26 juin 2019

Hiram & Solomon Shriner Toro


Hiram & Solomon


Shriner

Toro




Shriner


Encore un bien drôle de nom pour une gamme de cigares, mais si vous me suivez, vous avez entendu celui-ci dans l’article “Le Monde ducigare, une aide à la jeunesse”.
En effet c’est le nom des hôpitaux pour enfants que les francs-maçons américains aident partout aux Amériques.

Mais que sont exactement les shriners ou Ordre arabe ancien des nobles du sanctuaire mystique ?

Tout commence en 1870, à Manhattan. Les francs-maçons se retrouvent souvent au Knickerbocker Cottage, un restaurant de la ville, pour partager un repas. C’est lors d’un de ceux-ci que l’idée d’une fraternité axée sur le plaisir et la camaraderie va germer. Le médecin Walter M. Fleming et l’acteur William J. Florence prennent le projet particulièrement à cœur et décident d’y consacrer du temps.
William, qui voyage beaucoup de par son métier, est invité un soir à une fête luxueuse donnée par un diplomate arabe; le clou du spectacle est une sorte de comédie musicale dont le point culminant est un faux rituel d’initiation dans lequel les convives deviennent membres d’une société secrète imaginaire. De retour aux states, il va raconter ce qu’il a vécu à son frère Fleming qui va fortement s’en inspirer pour créer la nouvelle fraternité : The Ancient Arabic Order of the Nobles of the Mystic Shrine. Le rituel, les costumes et les symboles imaginés par Fleming et Florence ont tous un thème proche-oriental qui les distingue des rites maçonniques traditionnels. Les deux fondateurs s’initient eux-mêmes en 1870, et procèdent à l’initiation de 11 nouveaux membres en 1871.
En accord avec le thème arabisant, il ouvre le premier temple à New York et lui donne le nom de Mecca, en référence au lieu sacré de l’Islam. Les Shriners portent le fez, un chapeau traditionnel marocain. Les valeurs et croyances de la fraternité n’ont toutefois rien à voir avec la religion islamique.

Une fraternité qui grandit à vue d’œil et qui comptera 55000 membres en 1900. En 1919, le Potentat Impérial (la plus haute autorité des Shriners) Kendrick Freeland, visite un hôpital pour enfants souffrant d’infirmités à Atlanta. Bouleversé, il prend conscience des besoins en soins orthopédiques pour les enfants. Afin d’aider à financer les activités de l’hôpital, Freeland propose d’établir une cotisation annuelle de 2$ (5$ aujourd’hui) par membre des Shriners. Le projet de financer un seul hôpital se transforme rapidement en un projet beaucoup plus ambitieux, et les travaux débutent pour créer un vaste réseau d’hôpitaux spécialisés dans toute l’Amérique du Nord. Le premier hôpital entièrement construit grâce aux efforts des Shriners ouvre ses portes à Shreveport, en Louisiane, en 1922. Pour y recevoir des soins, l’enfant doit venir d’une famille qui n’a pas les moyens de payer les soins orthopédiques nécessaires et la limite d’âge est 21 ans. Dans les années 60, les hôpitaux Shriners développent une seconde spécialité : le traitement des brûlures sévères chez les enfants.
Aujourd’hui, le réseau des Shriners compte 22 hôpitaux à travers les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, avec un budget d’opérations de plus de 850 millions $ par année pour tout le réseau. Plus d’un million d’enfants ont jusqu’à maintenant été soignés gratuitement grâce aux Shriners.

Il n’en fallait pas plus pour que les créateurs de la gamme Hiram & Solomon développent une gamme de cigares qui portent le nom de Shriner.


Shriner


Ils sont commercialisés dans une jarre humidificatrice en forme de fez. L’intérieur de celle-ci se compose de 47 languettes de cèdre et comporte 20 cigares.


Shriner


Ma dégustation du jour se porte sur le Toro : j’ai une cape râpeuse qui porte une bague dorée et rouge bourgogne. Sur celle-ci, nous pouvons lire le nom du cigare : Shriner, avec en dessous le logo de l’ordre (tout en symbole), la date de fondation de celui-ci et enfin Hiram & Solomon.
A froid, la cape et le pied me donnent des sensations de noisettes, chêne, café au lait.
Après mon petit rituel de coupe et d’allumage, j’ai une belle quantité de fumée assez rapidement.


Shriner


La combustion est ondulée, je me force donc à le fumer lentement pour garder une régularité dans celle-ci.
J’ai toujours ces sensations de café, noisettes, poivre blanc, cannelle, cacao et toast beurré.
Lentement les noix et le café cappuccino prennent place dans ma dégustation, puis prennent carrément le dessus et ne quitteront plus ma vitole avec le poivre blanc et une terre grasse.
J’ai accompagné ma dégustation avec un vin Retsina ; son gout caractéristique de pin et épicé se marie super bien avec mon cigare.
La dégustation de ce Saint Graal, nom donné par les créateurs, est une belle découverte avec des arômes doux et une puissance moyenne, ma vitole mélange 5 pays dans une harmonie parfaite.

Mon cigare de type Toro de 15.25 cm pour un cepo de 52 se compose de :

Cape : Sumatra (Equateur)
Sous-cape : Indonésie
Tripe : Arapicara (Brésil), Jalapa et Ometepe (Nicaragua) et Rép. dominicaine.

En conclusion : un cigare qui m’a permis de me renseigner sur les Shriners et leurs actions, je ne peux d’ailleurs m’empêcher de partager avec vous la vidéo explicative.
Pas un grand voyage avec celui-ci mais un très bon moment de dégustation, de partage virtuel avec des frères et que je referai très certainement.