table

samedi 17 septembre 2016

Philbo Cigars



C’est lors d’une soirée organisée par Aroma G que je me suis retrouvé à la table d’Alain et de Chantal. Je dois dire que le courant est vite et bien passé. Et donc c’est naturellement que quelques mois plus tard, je suis passé dans leur civette pour la visiter. 




Ce jour-là, Chantal étant occupée, c’est le boss en personne qui m’a reçu et qui m’a fait la présentation de sa cave.
Celle-ci est assez spacieuse et claire avec plusieurs compartiments de rangements. Mais comme beaucoup de bonnes civettes, Alain doit faire des choix dans le tas de nouveautés qui sortent sur le marché. Après avoir discuté un moment et effectué l’un ou l’autre achat judicieusement bien conseillé par Alain, nous sommes retournés dans la partie Librairie. Et c’est devant un café que nous avons continué la conversation.
Ce qui m’a frappé de suite chez ce parfait bilingue c’est sa spontanéité et son enthousiasme. S’il a aussi son franc-parler, Alain va quand même essayer de trouver les mots justes pour ne pas heurter les gens. Je pense pouvoir dire qu’ils font partie de la grande famille des amateurs, car j’ai été conseillé et reçu comme s’il y avait plus de 20 ans que j’étais client.




Je ne peux que vous encourager mes chers lecteurs de passer chez Chantal et Alain, vous y serez super bien reçus et ils ont aussi des petites merveilles qui devraient vous plaire.




Ils sont aussi ambassadeurs de Ground Control

Alain, pour notre plus grand bonheur, s’est amicalement livré au jeu des questions-réponses.

      1.    Depuis quand votre maison est-elle ouverte, et pouvez-vous en faire un bref historique ?
Lorsque j’ai repris le magasin, il y a 25 ans, c’était en fait deux maisons dont une était occupée par le magasin de 30 m². Il était spécialisé dans la presse, les BD mais aussi, comme cela se faisait à l’époque, il servait de lieux d’échanges pour les points Astoria, Soubry… (N.D.A. : à l’époque, on découpait les points sur les emballages des produits et on pouvait les échanger contre des albums sur des thèmes divers comme la géographie, les grands peintres…). Je trouvais que le magasin n’était pas très attirant ni bien éclairé, j’ai donc décidé de reprendre sur l’autre maison et de faire un magasin de 120 m².
Petit à petit, j’ai aussi abandonné les kiosques à points et diminué les BD pour me consacrer à la presse.
Il y avait pas loin de chez moi, un petit tabac tenu par un monsieur qui n’avait pas beaucoup de relations positives avec les autres commerçants, et je ne sais pas pourquoi, mais avec moi le feeling passait bien. Un jour, il est tombé malade et m’a donné quelques cigares pour que je les vende. Cela a été le début d’une grande aventure. J’ai, comme beaucoup de mes collègues, commencé par Cortès, puis Balmoral. J’ai alors pris contact avec Cubacigars, mais je me suis heurté à un refus de leur part. Quelques temps après, un grand boss est venu de Cuba en Belgique et comme la communauté espagnole est importante à Vilvorde, il a naturellement débarqué chez moi. Je baraguine un peu d’Espagnol et cela m’a ouvert les portes des cigares cubains.




Plus de cigares, cela veut dire une armoire, puis une deuxième… Jusqu’en 2014 où j’ai modifié l’espace pour avoir une cave à cigares (N.D.A. on peut même dire qu’elle est digne de ce nom).

      2.    Avez-vous des projets au niveau agrandissement, aménagement… ?

Tu sais Patrick, des projets, j’en ai toujours et j’écoute les conseils comme ceux de Jean-Pierre Petyt, mais agrandir serait de nouveau agencer autrement, changer mes réserves de place. Donc oui, j’aimerais agrandir encore ma cave, mais dans un premier temps, je préfère fidéliser ma clientèle fixe. J’aime mieux voir un client qui part avec quelques cigares et qui vient deux fois par mois ou toutes les semaines que le client qui vient tous les 3 mois parce qu’il est parti avec une boîte. Le client « découverte » me plaît beaucoup aussi, je veux dire par là, tu vois, le client qui vient car il a envie de fumer mais surtout envie de découvrir d’autres terroirs, d’autres sensations. J’aime le contact humain et j’aime ce fabuleux échange que l’on retrouve dans le monde du cigare.

      3.    Lorsqu’on a une PME, on souhaite souvent que l’entreprise continue une fois retraité ; avez-vous        déjà pensé à la continuité de la vôtre ?

Bonne question qui demande un moment de réflexion. Je pense que quitter l’entreprise du cigare, non, certainement pas en tout cas avant de nombreuses années. Maintenant, tout se vend et évidemment si un jour une opportunité devait se présenter, j’y réfléchirais sous conditions. Par exemple pas question de laisser tomber mes clients dont certains sont devenus des amis, donc je ferais une guidance de mon repreneur pendant au moins six mois. Mais on n’en est pas là, je rassure tout le monde, je ne suis pas prêt de déménager.

      4.    Quel "plus" apportez-vous à votre clientèle ? Pourquoi un amateur de cigares irait-il dans votre            civette plutôt que dans une autre ?

Chez nous, c’est plutôt relax, pas de chichis. Je dirais que ma clientèle est plus dans le style naturel et cool que tenue de pingouin obligatoire. Je n’hésite d’ailleurs pas à partager un café et un moment de causerie avec certains. Attention, quand je dis relax, on s’entend bien, Chantal et moi sommes assez maniaques de la propreté donc l’amateur qui vient et qui palpe délicatement un cigare pour faire son choix, c’est ok pour moi, mais je ne tolère pas qu’on commence à toucher à tout, qu’on tripote les cigares dans tous les sens. Tu as les mains propres Pat, mais tu sais comme moi qu’il reste toujours des particules. Comme amateur, je suis certain que tu n’aimerais pas de savoir que 50 personnes ont trituré le cigare que tu viens m’acheter.
Ma clientèle veut en général découvrir. J’ai peu de clients qui viennent avec un choix fixe, ils préfèrent faire des découvertes, cela veut dire que je dois avoir moi aussi une large palette de goûts aussi bien dans mes choix que dans mes connaissances. Et cela est un challenge que j’apprécie fortement.
N.D.A. Alain n’en a pas parlé beaucoup, mais pour les amateurs de Nicarao, il est quand même un des deux dépositaires belges du Nicarao PetitSalomon. Rien que pour cela sa civette vaut le détour.

      5.    Quel est votre cigare préféré ?

Comme je te l’ai dit, j’ai une large palette et puis mon appréciation va changer en fonction de beaucoup de choses comme l’endroit, le temps, le moment, les accompagnements… Disons que pour le moment, j’ai un faible pour le My Father Connecticut et Chantal pour l’Amazon Basin de chez CAO.


Philbo Cigars Vilvoorde, J.B. Nowélei 52, 1800 Vilvorde est ouvert du lundi au vendredi de 07-18 heures et le samedi 07-12h30

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire