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mardi 10 janvier 2017

Mombacho Liga Maestro Corona



La rédaction de cet article est la suite de 3 tests de ce cigare dans des conditions bien différentes.
La première fois, c’était avec Benoit, Julie et Angelo.  Nous avons associé celui-ci à divers whiskys et les conversations fusaient dans tous les sens : blog, Mombacho cigars, Nicaragua, développement d’application… Difficile dans ces conditions de partir en voyage. Donc même si cette matinée fut très constructive et intéressante à plusieurs points, je n’en tiendrai pas compte pour mon article.




Ce soir donc devant un bon film avec Tom Hanks et avec une bière Tongerlo, je commence la dégustation de ce module. La cape est belle et légèrement huileuse, je pratique une coupe et aspire sur mon cigare avant de l’allumer ; celui-ci est étonnant : où sont les saveurs épicées du Nicaragua ?
Je me souviens alors les paroles de Benoit : avec la cape Japala, on a d’autres sensations, plus de bouche.
Je craque une allumette et porte au pied de mon cigare (il serait bon de rappeler qu’il faut marquer une pause entre l’allumage de celle-ci et le contact avec le pied de cigare, je vois trop souvent des amis qui ne laissent pas le temps à leur allumette de brûler l’entièreté du souffre). L’allumage est parfait ainsi que la combustion.  Mon cigare a un taux de fumée plus qu’acceptable. Mon début de dégustation confirme mes impressions à froid, il n’y a pas ce côté poivré. Il me donne du cuir, du café et un puissant arôme de brioche.

Après quelques minutes, je retrouve aussi un peu de salin ainsi qu’une épice que je n’arrive pas à reconnaître et pourtant, je la connais si bien. 




Puis c’est le déclic et le décollage : cette épice, c’est le thé du labrador, et je me retrouve au coin du feu sacré avec une tasse de thé juste après la sweat lodge. Je suis loin de mon film qui passe sans que j’y prête grande attention, même ma Tongerlo Prior qui se réchauffe ne me ramène pas, je suis loin très loin même dans mes pensées.
J’attaque sans vraiment m’en rendre compte la deuxième partie de mon cigare. La cendre de celui-ci est blanche et ferme, un petit test me donne un équilibrage parfait. Mon thé est remplacé par du chocolat noir et mon ami le chêne vient me titiller.

D’un coup brutal, je chute et reviens dans mon salon. Angelo avait eu le même phénomène au point qu’il avait dit : je déposerais bien mon cigare maintenant, car je pense qu’il m’a tout donné. Je ne suis pas loin des bagues et j’en profite pour les ôter et vérifier la date de roulage : Mars 2016. Je retrouve aussi mon film qui se déroule à Berlin, et me voilà reparti dans les souvenirs. Berlin, un cousin par alliance  m’a expliqué comment ses grands-parents se sont retrouvés, sur une nuit, coupés de leur famille. Le Mur avait divisé la rue en deux. Mon cigare me donne du café amer et pain grillé, c’est mieux que la vie de ces pauvres gens à l’époque.
Vers la fin, je retrouve enfin le poivre tant attendu.

Ce cigare est donc à mon avis un bon cigare, j’ai eu deux voyages pour le prix d’un, mais il y a une chute très rapide et importante vers la moitié de celui-ci. J’ai eu l’occasion de déguster d’autres cigares de la marque depuis et je classerai ce Corona dans le milieu de la gamme.

J’ai dégusté un Hermoso de 15,24 cm pour un cepo de 46.

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