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dimanche 14 janvier 2018

Camacho Liberty

Edition Limitée 2016



Camacho Liberty 2016


Quand ton beau-fils veut t’offrir un cigare, qu’il se rend dans ma civette préférée et que le patron lui propose le Liberty 2017 mais qu’il lui donne un 2016, tu te dis que le hasard est bien fait, je voulais justement le gouter…

Cette version 2016 a la particularité d’être la première édition commercialisée hors des U.S.A.
Mon cigare est enveloppé dans une feuille déposée dans un coffret dont le couvercle est de couleur noire. Celui-ci est scellé par une étiquette noire et argentée décorée d’une bannière étoilée, pliée en triangle, avec 14 étoiles et l’inscription LIBERTY 2016.
Sur le côté, une étiquette reprend LIBERTY 2016 et le numéro de mon cigare (17329) sur une production totale de 40000 pour une commercialisation mondiale (20000 pour les U.S.A. et 20000 pour le reste du monde).


Camacho Liberty Edition Limitée 2016


Je déballe mon cigare: au visuel j’ai une belle cape de grande fabrication, huileuse et avec des nervures qui la parcourent.


Camacho Liberty Edition Limitée 2016


Sur celle-ci une grande bague dans les mêmes couleurs que la bande qui scellait ma boite. On y retrouve en partant du haut vers le bas, la bannière étoilée pliée en triangle. Ce symbole des Etats Unis, est plié de cette façon pour des événements importants.

Le Old Glory est plié 13 fois pour représenter les 13 états fondateurs. Ces 13 plis sont en fait un hommage symbolique, à la nation, à l’armée, la famille, la féminité et la devise In God We Trust
Lorsque le drapeau est complètement replié et rentré, il prend l'apparence d'un chapeau à cornes en mémoire des soldats qui ont lutté pour préserver tous les droits, privilèges et libertés dont nous jouissons aujourd'hui. Qu'il s'agisse des soldats qui ont servi sous le général George Washington, des matelots et des Marines qui ont servi sous le capitaine John Paul Jones et qui ont été suivis par leurs camarades et compagnons de bord au sein des Forces armées des États-Unis pendant la guerre d'indépendance, tous prennent une place dans mes pensées lorsque je déballe, avec émotion, ce cigare chargé de symbolique.
Nous retrouvons également le nom du module : LIBERTY 2016. Juste dessous on peut voir dans un rectangle blanc et en lettres noires : The Land Of The Free And The Home Of The Brave (Sur la terre de la Liberté et la patrie des courageux) passage important dans l’hymne national américain. Pour compléter cette bague il y a 14 étoiles (comme sur la bannière) puisqu’il s’agit de la 14ème édition du CAMACHO LIBERTY.

Après cette approche visuelle, il est temps de passer à la dégustation. Je découpe une fine tranche de mon figurado, je ne sais pas pourquoi mais je pense que je vais faire une lente progression vers la belle mort de mon cigare... il m’entraine déjà vers la méditation alors que je ne l’ai pas encore allumé. Peut-être l’incroyable senteur de cèdre qui s’en dégage (est-ce que cela ne serait pas dû à son séjour dans le coffret ?) ?
L’allumage se fait de façon parfaite, on peut dire ce qu’on veut sur CAMACHO, mais le travail est souvent assez exceptionnel.
Dès les premières bouffées, la fumée est épaisse et chargée d’arômes comme le poivre blanc, le cèdre, le cacao.
Il évolue vers des fruits secs, et le café.
Je suis déçu car si mon cigare à quelques bons arômes, il reste assez bas au niveau de la puissance, et je suis prêt à le déposer dans le cendrier (en me disant que le 2017 est nettement mieux) quand je me retrouve au pied d’un mur puissant, je suis embarqué d’un coup au sommet de celui-ci. Je ne sais pas mieux comparer cela à un trou d’air en avion, vous voyez, quand vous êtes d’un coup soudain, entrainé dans le vide sur un court moment. Sauf qu’ici l’effet est inverse, en un moment très court la puissance est montée d’un grand palier. Mon poivre a viré au noir, mon café est devenu un petit café turc. Je suis sous le charme et comprends enfin le message initial Fume doucement.

J’ai un cigare de 15.2 cm pour un cepo de 48,54,48 (figuarado exclusif LIBERTY)

Cape : Equateur
Sous-cape : Honduras (Corojo) 
Tripe : San Andres Ligero(Mexique), Esteli Ligero (Nicaragua), San Vicente Seco (Rép. dom.), Ometepe Seco(Nicaragua)

En conclusions : un cigare assez surprenant par son augmentation de puissance en un temps très court, de très belle fabrication, la palette des senteurs n’est pas très étendue mais n’enlève rien au plaisir de cette dégustation. Une expérience que je referai volontiers.

Prix du cigare au moment de la dégustation : 19 euros

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