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mercredi 14 février 2018

Furia Tisiphone

Le Safran



Furia Tisiphone


C’est lors d’une soirée en petit comité, que j’ai dégusté pour la première fois ce cigare, en effet nous n’étions qu’une petite cinquantaine.
A l’époque, je n’avais aucune idée de sa date de mise sur le marché, mais je l’attendais avec impatience car j’en avais entendu du bien, et je voulais me faire ma propre idée.

Mon cigare a une cape parfaite, légèrement granuleuse, d’une belle texture et teinte. Sa feuille provient de la vallée de Japala qui est connue pour son terroir exceptionnel.
Celle-ci est joliment décorée d’une ficelle en laine de couleur orange, décrite comme la netteté du safran. L’or rouge est une plante très prisée en cuisine, comme plante médicinale mais aussi comme plante de protection. Utilisée depuis de nombreuses années, la plante du safran était sur les tables du roi Salomon alors qu’elle était brulée chez les grecs pour repousser les Furia. Elle est le symbole de la lumière et de la chaleur.


Furia Tisiphone


Quand je vous disais, dans mon article sur Furia, que la symbolique a de l’importance dans cette gamme.
Après la cérémonie de la coupe, un tirage à cru et me voilà surpris par la facilité avec laquelle l’air traverse mon cigare. Avec l’expérience, je sais que ce n’est pas un gros jet d’air comme sur un cigare dont le remplissage fait défaut, c’est plutôt un signe de belle fabrication.
L’allumage passé, le tirage confirme mon impression initiale, un bon volume de fumée me remplit la bouche.
Celui-ci est ample, non agressif et parfumé de miel, cacao et brioche.
A chaque expiration, la pièce enfumée est feutrée et je me sens comme en lévitation. Ma dégustation varie sensiblement avec un peu de poivre blanc très léger, et des aspects plus floraux, il ne m’en faut pas plus pour quitter mon corps et me retrouver dans un immense champ de fleurs jaunes et bleues sous une légère brise qui vient du large.
Mais redescendons la tête des nuages de fumée, un jour lors d’une dégustation l’investigateur des cigares La Ley m’avait conseillé de faire un test de rétro- olfaction pour noter l’équilibre de mon cigare. J’aspire donc quelques bouffées puis les expulse vers le bulbe olfactif pour enfin faire sortir la fumée par le nez.
J’ai un léger picotement qui est signe d’un bon équilibre. Ce qui m’est également confirmé par la couleur de la cendre. Elle est solide, compacte et blanche avec des belles stries gris claires.
Je n’ai pas un cigare léger ni puissant mais avec une belle rondeur qui rassasie et qui reste longuement au palais.


Furia Tisiphone


Ma deuxième dégustation, je la fais en écoutant les déchirements d'une famille pour des droits de successions 

Ma dégustation du jour mesure 16.51 cm pour un cepo de 58

Cape : Habano Oscuro, Japala, Nicaragua
Sous-cape : Esteli, Condega, Ometepe (Nicaragua)
Tripe : Esteli, Condega, Ometepe (Nicaragua) + un territoire gardé secret

En conclusion : il y a longtemps que je n’avais plus décollé avec un cigare, pari tenu pour celui-ci, je retiendrai surtout sa belle construction, son équilibre et sa rondeur. J’ai hâte de déguster les deux autres modules. Très bon moment dégustatif à refaire rapidement.

Prix à la vente au moment de la rédaction de cet article : 16.5 euros (prix belge)

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