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mercredi 28 mars 2018

Davidoff Winston Churchill Late Hour


Churchill





Mai 1940, Winston Churchill s’apprête à vivre des heures sombres. Comme à son habitude, c’est la nuit, le cigare aux lèvres et le verre à la main qu’il va prendre de grandes décisions qui seront favorables pour son image de marque mais aussi pour toute la nation.
De longues années plus tard, en collaboration avec Winston, le petit fils de Sir Winston, ou avec Randolph, arrière-petit-fils[1] de l’ancien premier ministre, la Maison Davidoff sort la gamme Winston Churchill. Celle-ci s’est enrichie d’une nouvelle série : Late Hour.




Ma dégustation du jour se pratiquera sur le Churchill. C’est donc avec un long module que je vais passer ma soirée, sa cape à la couleur chocolat noir est mise en valeur par les mêmes bagues que sur le Robusto (jevous invite à lire ou relire l’article s’y rapportant), elle est brillante et huileuse, elle a une superbe élasticité. Elle sent le vieux cuir à qui on vient de rendre une nouvelle jeunesse en le nourrissant de lait de soins.

Malgré la fascination qu’elle dégage, j’ai hâte de lui donner vie en allumant son pied à la flamme de mon allumette. Alors que la musique de Dario Marianelli résonne dans la pièce sombre, je coupe un morceau de la belle coiffe de mon cigare, j’aspire lentement, l’air passe de façon grandiose. Les senteurs de poivre blanc, de cèdre et de sauce soya sont présentes. Je craque l’allumette et embrase le pied de ma vitole. Une dose considérable de fumée remplit la pièce ce qui rajoute une impression de brouillard à sa pénombre.
Le démarrage est doux avec du vieux cuir, du cèdre, du chocolat, du poivre blanc, je sais avec mon expérience sur le Robusto qu’il faut être patient avec ce cigare. L’attente sera payante.

Au moment où la musique s’anime pour la rencontre de Winston et du Roi Georges, mon cigare monte en puissance, le poivre devient noir. Il est subtilement accompagné de cannelle, de chocolat noir 85%, de framboise et de chêne. Si les sensations d’orge maltée étaient au rendez-vous sur le Robusto, ici elles sont moins marquantes même si je pense que c’est cet apport qui donne une mystérieuse enveloppe de douceur à mon amas d’épices.

Pour profiter pleinement de ma dégustation, je dépose régulièrement mon cigare de manière à augmenter le temps entre chaque tirage.
La combustion est parfaite, le tirage plus que correct.

Sans le vouloir, ma dégustation arrive à la fin au moment où, des haut-parleurs, sort la musique de Nous allons nous battre (qui accompagnait le discours de Winston Churchill au parlement, pour ceux qui ont vu le film), un peu comme si le temps des grandes décisions était arrivé.

Ma vitole laisse prendre le dessus à la douceur avec du café crème, des cacahuètes… et une pointe de poivre est quand même là pour rappeler la caractéristique de la gamme.
Il y a longtemps que je n’ai pas été marqué par cette sensation de 3 parties bien distinctes dans une dégustation d’un cigare non cubain.
Je suis vraiment calme, détendu et rassasié après cette superbe découverte qui m’a donné un réel plaisir de dégustation.




J’ai accompagné un test avec un whisky non tourbé et cette combinaison était très agréable, elle se décline aussi avec un bon rhum ou une Tripick 8. Et on me l’a aussi conseillé avec un vin rouge qui a du caractère.

Le cigare du jour faisait une longueur de 17.8 cm pour un cepo de 48.

Cape : Habano Equateur
Sous-cape : Negro San Andrés (Mexique)
Tripe : San Vicente Mejorado Visus, Piloto Seco et Olor Visus (République dominicaine), Estelí Visus et Condega Visus (Nicaragua)

En conclusion : un cigare qui mérite d’être fumé dans les meilleures conditions pour tirer un maximum des très belles choses qu’il a à offrir. J’ai fait 4 tests de celui-ci, je n’ai pas eu le moindre ennui et la satisfaction était chaque fois au rendez-vous, je sais par expérience que la perfection n’est pas de ce monde mais cela montre quand même un savoir-faire et une maitrise parfaite du sujet.
J’aimais déjà beaucoup la gamme Winston Churchill de chez Davidoff, mais je trouve qu’ici on monte encore d’un cran, même si j’ai une légère préférence pour le module robusto.
Prix au moment de la rédaction : 22 euros.


[1] Dans la famille un fils s’appelle toujours Winston ou Randolph en fonction de la place dans la lignée, le père de l’ancien premier ministre était un Randolph. Puis vient sa naissance et son fils se nomma Randolph dont le fils porta le nom de Winston et ainsi de suite.

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